L’université autrement : dans les cafés avec Solidarité Saint-Henri

31 Jan 2020

Nous invitons tout le quartier à assister aux ateliers de conversations co-organisés par Bureau de l’engagement communautaire de l'Université Concordia et la CDC Solidarité Saint-Henri. Ces ateliers s'inscrivent dans le cadre de la série de conversations L’université autrement : dans les cafés et ont pour objectif de décortiquer collectivement des sujets qui touchent actuellement le mouvement communautaire de Saint-Henri. Voir programmation complète en pièce jointe. Plus de détails à venir!

Mardi 25 février
De la consultation à la participation concrète : qu’est-ce qui empêche les communautés d’exercer un véritable contrôle en matière d’aménagement urbain?

  • Heure : 19h à 21h
  • Lieu : Centre Récréatif, Culturel et Sportif St-Zotique, 75 square Sir-Georges-Étienne-Cartier

L’interaction des résidents avec leur cadre bâti est un grand enjeu de l’urbanisme. Mais à qui revient-il de concevoir nos paysages, et dans quelle mesure cette activité prive-t-elle les résidents de moyens d’action au lieu de leur en procurer? Cette conversation publique examine les rapports de pouvoir d’un processus décisionnel descendant qui sert de vecteur pour la violence systémique. Comment un vernis de neutralité institutionnelle dans le domaine du développement urbain favorise-t-il l’inégalité des classes? Dans quelle mesure les bonnes paroles à l’égard de la participation des résidents masquent-elles une réalité où le contrôle bureaucratique et le capital social ostracisent celles et ceux qui sont le plus concernés? Comment pouvons-nous préserver nos collectivités en nous réappropriant notre rôle dans leur façonnement?

Mardi 24 mars
Politiques progressistes et invisibilité de l’itinérance : la gauche urbaine a-t-elle échoué à coexister avec la pauvreté en ville?

  • Heure : 19h à 21h
  • Lieu : Centre Récréatif, Culturel et Sportif St-Zotique, 75 square Sir-Georges-Étienne-Cartier

Bien que la gauche urbaine ait tendance à épouser la cause des résidents pauvres, dans quelle mesure ses priorités ont-elles véritablement pour effet de cibler les habitants les plus vulnérables de la ville? Comment les choix concernant la planification et le développement urbains bannissent-ils dans la pratique les personnes dont les vies sont les plus profondément ancrées dans l’espace public? Cette conversation publique examine dans quelle mesure les efforts consacrés à l’animation des espaces publics peuvent avoir pour effet de rendre ces lieux moins – et non pas plus – inclusifs. Comment le fait d’attirer des résidents plus riches se traduit-il par une augmentation de la surveillance policière, et quels sont les autres obstacles à la participation érigés au nom de la transformation de nos espaces publics? Comment pouvons-nous considérer tant les espaces urbains que les stratégies d'interventions policiaires, afin d'assurer le plein respect de ceux qui sont affectés par la pauvreté?
 

Mardi 28 avril
Quand l’innovation brille par son absence, ou comment les approches capitalistes limitent-elles la créativité et la liberté des mouvements communautaires?

  • Heure : 19h à 21h
  • Lieu : Centre Récréatif, Culturel et Sportif St-Zotique, 75 square Sir-Georges-Étienne-Cartier

Des stratégies d’innovation sociale sont de plus en plus souvent mises en place dans une volonté apparente de relever les défis communautaires, mais dans quelle mesure ces démarches rejettent-elles les connaissances locales? Par quel processus ces instruments éveillent-ils l’intérêt de bailleurs de fonds qui exercent un pouvoir extraordinaire, mais possèdent une compréhension très limitée de ce qui se passe au niveau local? Cette conversation publique examine dans quelle mesure l’organisation communautaire ancrée dans des contextes locaux est fragilisée par le désir obsessionnel de réponses faciles que manifestent les institutions. Comment cette tendance réduit-elle l’autonomie locale en privilégiant les mots à la mode et les idées abstraites aux dépens des expériences vécues? Comment détourne-t-elle le financement vers des initiatives étrangères aux véritables besoins des collectivités, ou le fait-elle dépendre d’un consentement à l’usage de la communauté comme laboratoire? Dans quelle mesure l’innovation sociale est-elle non seulement peut-être inefficace, mais aussi une menace pour la souveraineté, et l'esprit innovateur, de nos quartiers?

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