Solidarité avec Lucy Francineth Granados

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Organisatrice communautaire pour les droits des femmes et travailleur.euse.s sans papiers Lucy Francineth Granados arrêté, detenue, menacée de déportation !

À 6 h le 20 mars, l’Agence des Services Frontaliers du Canada (ASFC) est rentrée chez Lucy Francineth Granados, une membre du Collectif des femmes sans statut de Montréal et de l’ATTAP (Association de travailleurs et travailleuses temporaires). L’ASFC a procédé à une arrestation violente, blessant Lucy au bras, et l’ont emmenée avant que des militantes pour la justice migrante puissent arriver sur les lieux. Depuis son arrestation mardi le 20 Mars, Lucy a été traitée avec violence et inhumanité totale par l’Agence de Services Frontaliers du Canada (ASFC). Après une arrestation violente et détention à Laval, Lucy a reçu une date de déportation dans une période de juste 7 jours. Parallèlement, l’avocate de Lucy n’a reçu aucune confirmation de l’ASFC concernant la date de la déportation ou même l’heure ou l’itinéraire du vol. Également, aucune réponse n’a été donné à la demande de sursis présenté vendredi passé.

Cette incertitude et manque de transparence a énormément aggravé le stress de Lucy. Lundi le 26 mars, Lucy a été amenée du centre de détention de Laval aux bureaux de l’ASFC pour préparer son expulsion. C’est là qu’elle s’est évanouie et a été amenée à l’hôpital pour des soins d’urgence. À l’hôpital, les agents de l’ASFC postés devant sa porte ont refusé de lui permettre de recevoir des visites ou de communiquer avec quiconque, sauf son avocat. Bien que Lucy ait été hospitalisée à 13 h, son avocate n’a été informée de la situation qu’après 19 h, heure à laquelle ses heures de visite au centre de détention de Laval ont été annulées, sans donner davantage d’informations à ses amis ou à sa famille.

MISE À JOUR :

Malgré la détérioration rapide de sa santé physique et mentale durant le séjour de sa détention, où l’isolation continue à empirer la nuire occasionnée par l’ASFC, la Commission de l’immigration et du statut du réfugié du Canada a décidé de ne pas libérer Lucy lors de l’audience de révision de détention aujourd’hui. Aucune nouvelle date de déportation n’a été annoncé, mais sa déportation pourrait avoir lieu en tout moment, même demain.

De rester en détention, suspendue dans un état d’incertitude concernant sa déportation, ne va qu’empirer la santé de Lucy, qui se trouve déjà dans un état assez précaire. Elle demeure en détention depuis 8 jours en ce moment, depuis son arrestation le 20 mars. Le manque de sommeil, la peur, la confusion et les conditions de sa détention suivant sa violente arrestation sont les facteurs qui ont occasionné l’hospitalisation d’urgence du 26 mars. Le stress émotionnel que Lucy subi n’est qu’aggravé par l’isolation de son emprisonnement, empirant davantage une santé déjà vulnérable.

Les ministres fédéraux de l’Immigration et de la Sécurité Publique (Ahmed Hussen et Ralph Goodale) n’ont pas encore décidé d’intervenir bien que, quand même, ils ont le dossier dans leur possession et reçoivent des mises-à-jours constantes.

On fait un appel à ceux et celles qui veulent donner leur soutien de continuer à contacter les bureaux de Hussen and Goodale, de contacter leurs MPs, d’organiser d’actions autonomes et de continuer à faire de la pression pour arrêter la déportation de Lucy.

Nous dénonçons la violence avec laquelle notre amie et voisine Lucy est traitée.

Nous dénonçons son isolement abusive.

Nous demandons qu’elle soit libérée immédiatement et autorisée à rester au Canada.

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